Governor’s Island, 1969

Governor’s Island

1969

                                   

“Should I, after tea and cakes and ices,

Have the strength to force the moment to its crisis ?…”

                                                     The Love Song of J. Alfred Prufrock

                                                                                                                                   T.S. Eliot, (1900-1949)

 

The arduous, overstated virility of the ambience

Cold, hard and acrid as brass

Relentless, constant as the surrounding brackish waters

Of the deep, dark Hudson’s eternal tides…

 

Like a young man’s tearless, unavowed solitude

In the lone, Spartan celibacy of a hard bunk

Enveloped in sterile, rugged, anonymous sheets

And the vague odour of industrial laundry

 

The routine masquerade of starched white uniforms

Senseless ceremony in the brisk early morning air

Forcing a rigid, meaningless salute

Reciting the same empty phrases

 

Supposed to howl “Yes, Sir !” in feigned obedience

To some insignificant, masochistic Sergeant

In execution of some purely capricious “order”

The sole purpose of which is your humiliation

 

Forming straight, disciplined monotonous lines

Herded like cattle towards

Soulless, saltpetre meals slopped into stainless steel vessels

In an atmosphere of utter boredom…

 

Paradoxically, across the Bay, rose Manhattan Island

The awesome Apple and her Civilisation and… Freedom

Reflecting, at night, her sparkling lights on the water

Lady Liberty out there holding her torch to no one’s edification

 

On a smuggled radio in the barracks

The news related the Woodstock Festival

Hard Rock Music and Sex and Drugs

Youngsters making Love and not War

 

 

And  protest movements on dozens of campuses

Resistors burning their draft cards in the streets

Young women’s rights protesters reclaiming abortion

Publicly emancipating themselves of their now superfluous bras… 

 

Tonight, he would make a break for it

Somehow sneak onto the ferryboat

Leap off on the other side

Or perish in the icy waves of the Hudson

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Mais qu’a donc peint Picasso

La révolution Picasso

Mais qu’a donc peint Picasso ?[1]

Au Grand Palais, au Louvre et à Orsay, trois expositions[2] et près de trois cents tableaux évoquent les rapports de Picasso à l’histoire de l’art et aux maîtres. Un évènement exceptionnel pour un nouveau retour sur celui qui fut sans doute le peintre majeur du XXe siècle.

 C’est un tableau impur, une sorte de puzzle construit à partir d’une infinité d’influences que subit le jeune artiste et qui lui permet, une bonne fois pour toutes, en les accumulant, en les faisant se contrer les unes les autres, de s’en débarrasser – un exorcisme, en somme. « Un tableau me vient de loin, qui sait de combien loin », dira Picasso à Christian Zervos en 1935. Les Demoiselles d’Avignon, elles, viennent de très, très loin ; et toutes les explications et les suppositions des historiens d’art se heurteront à ce constat que fait l’artiste:

 

 « Comment peut-on pénétrer dans mes rêves, dans mes instincts, dans mes désirs, dans mes pensées qui ont mis si longtemps à s’élaborer et à se produire au jour, surtout pour y saisir ce que j’ai mis, peut-être, malgré ma volonté ? »[3]Picasso

 

Mais il y a, aussi, ce “nez tordu”[4] si cher à Picasso… ;

« Un œil par-ci, un pied par-là, un nez de travers… “Le nez de travers, dira-t-il lui-même à propos des Demoiselles d’Avignon, je l’ai fait exprès. J’ai fait de façon que les gens soient obligés de voir un nez.” Les Demoiselles, peintes en 1907, qu’il avait appelées, lui, le bordel d’Avignon et même le bordel philosophique, c’est une rupture, la véritable naissance de l’art moderne. »[5]Maurice Ulrich

 

 

 

 

 

Les Demoiselles d’Avignon, Pablo Picasso, 1907

Oil on canvas, 243.9 × 233.7 cm, 96 × 92 in,  Museum of Modern Art, New York City

« An eye here and a foot there, a crooked nose…”The crooked nose was put in on purpose…” he said concerning the Demoiselles d’Avignon (the young ladies of Avignon). “I did it deliberately so that people were forced to see a nose.” Les Demoiselles, painted in 1907, which he himself had called “the Avignon brothel” and even “the philosophical brothel” marks a real break, namely the true emergence of modern art. » – Isabelle M.[6]  

 

« In the Demoiselles d’Avignon I painted a profile nose into a frontal view of a face. I had to depict it sideways so that I could give it a name, so that I could call it ‘nose’. And so they started talking about Negro art. Have you ever seen a single African sculpture — just one — where a face mask has a profile nose in it? » Picasso wrote.[7]

 

De même que les demoiselles de Picasso n’ont rien à voir avec Avignon…

La scène du tableau se passe à Barcelone, dans une maison de prostituées du Carrer d’Avinyó[8], où le peintre passait régulièrement  pour aller acheter du matériel de peinture. Le titre n’en fut attribué que plusieurs années plus tard par un des amis de l’artiste.

 

“The painting received its title not from Picasso but from his friend Andre Salmon in 1916, and it is either, depending on interpretation, euphemistic or ironic for it refers to a brothel or brothels on the Carrer d’Avinyo in Barcelona, of which Picasso evidently had personal experience.”[9]

 

 La provocation provient de l’univers du bordel qui montre une familiarité obscène et qui prouve le goût de la dérision, la volonté de peindre les exclus, de transcrire les modes de vie.

La provocation est double : le contenu et la forme

espace fermé = bordel

Le regard nous interpelle mais fait partie du tableau, on est appelé à comprendre la situation de ses femmes qui peut-être se voilent, se masquent par pudeur, les masques évoquant aussi la maladie, le vice les couleurs du bleu, du rose, du passé au futur : cf. les célèbres périodes de Picasso.[10]

 

« Même ses amis les plus proches n’y comprennent plus rien. Georges Braque lui dit : “C’est comme si tu voulais nous faire manger de l’étoupe et boire du pétrole.” Guillaume Apollinaire, un intime, ne sait plus quoi dire et Matisse fulmine. Picasso est un monstre et s’en moque : ”Moi, ça m’est égal, je suis comme la girafe qui ne sait pas qu’elle est monstrueuse. Cette appréciation vient de l’autre côté de la barricade.” »[11] Maurice Ulrich

« The enormously disturbing newness of Les Demoiselles is confirmed by the reaction, not of the public or the critics, but of Picasso’s avant- garde artist friends when they first saw it in his studio. Both Matisse and Braque were at first repelled by it. Picasso, Braque said, had been ‘drinking turpentine and spitting fire’ »[12]

« Even his closest friends were lost. Georges Braque said to him : “It’s as if you wanted us to eat tow and drink paraffin oil.” Guillaume Apollinaire, a close friend, was tongue-tied, Matisse fulminated. Picasso was a monster and did not care : “I don’t care a bit, I am like the giraffe who does not know it is a monster. This judgment comes from the other side of the fence.” » Isabelle M.« Georges Braque lui dit : ”C’est comme si tu voulais nous faire manger de l’étoupe et boire du pétrole.” » – Maurice Ulrich

L’on sait qu’Ulrich n’est pas avare des phrases elliptiques, voire hermétiques ; ce qui ne rend pas la tâche facile pour le traducteur… Ce qui est le cas, ici, pour cette citation absconse attribuée  à Braque et que le journaliste reproduit dans sa forme souvent tronquée de sa conclusion : “…pour cracher du feu“. La phrase traitée ainsi est privée de tout sens, à ce qu’il me semble…; le traduire littéralement ne peut que laisser le lecteur anglophone perplexe. Ce qui explique, peut-être, le choix de  Robert Hughes, lequel va à l’essentiel dans la petite phrase de Braque ; à savoir, justement, sa conclusion tronquée : pour cracher du feu“, pour la traduire plus simplement :

« Picasso, Braque said, had been “drinking turpentine and spitting fire” ».[13]

 

 Ce choix, bien qu’arbitraire, permet au lecteur de saisir, au moins, le coté “amuseur public” de Picasso, ce “cracheur de feu”, ce funambule, cet illusionniste qui nous émerveille…; même si l’on perd un peu la notion de sa voracité… (Braque sous-entendait-il, de surcroît, que l’obsession de Picasso pour la peinture faisait qu’il ne vivait que pour elle, qu’il ne mangeait, ni ne buvait qu’elle…; sorte de “cannibalisme pictural sans précédent est à l’œuvre dans la démarche de Picasso qui érige en système, la peinture de la peinture”[14]. …?)

 

Cracheur de feu – (affiche publicitaire, dessin de Cappiello)

 

Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu’elle ne semble. Mais elle a le mérite d’être sincère.” [15] (Pablo Picasso)

 « Georges Braque said to him : “It’s as if you wanted us to eat tow and drink paraffin oil.” » – Isabelle M.[16]

 

Georges Braque, examinant l’œuvre,  dira à l’adresse de Picasso:” C’est comme si tu voulais me faire manger de l’étoupe et boire du pétrole pour cracher du feu[17]

 

“As concerns the Braque quotation , I am quite impressed by the reference
you added in the note. I don’t think the quotation you found there
translates the comment reported by Maurice Ulrich though,  or does it?” – Isabelle M.

 Mais, l’on s’accord à dire que ce seraient, d’abord, d’autres “demoiselles” qui auraient inspiré  Picasso à peindre “Les Demoiselles d’Avignon”…

 

« Il faudrait pouvoir montrer les tableaux qui sont sous le tableau »
[ Pablo Picasso ]

 

Pourtant, des “dessous”[18], ces “demoiselles” (notamment chez Ingres) en sont singulièrement dépourvues, nous dirait-on… à première vue…!

 

« Un tableau me vient de loin, qui sait de combien loin. » [Pablo Picasso]

 

«…”Bain turc” d’Ingres qui lui-même, dans l’excès de la chair et l’ennui des femmes enfermées, mettait en cause le regard colonial sur les gynécées.» – Maurice Ulrich

« Les Demoiselles d’Avignon, (to go back to them for a short while,) mark a rupture from IngresBain Turc (Turkish bath), where Ingres, himself, in his representation of a group of  nude concubines lounging voluptuously in the opulence and the boredom of their gilded cage, raises the question of our colonial perception of those oriental harems? » – Edward Lamb

« Les Demoiselles d’Avignon,  (to go back to them for a short while,) mark a rupture from Ingres’ Bain Turc (Turkish bath), where Ingres himself questioned the colonial look on those golden women’s prisons for women through the excess of the flesh and the boredom of their inmates.» – Isabelle M.[19]

Que signifie-ton, ici, par l’expression : “excess of flesh ” ? :

-         Etalage excessive de chair “fraîche”… ? Ou abus de la “bonne chère”… ? Une sorte “d’overdose” des sens…; une sensualité débridée… ? Erotisme ou exotisme ? Pas pareille…

-         Ingres n’est pas à la recherche du moindre détail intime de l’anatomie[20] de ces femmes; ici, le regard qu’il pose sur ces femmes est presque “romantique”, et pas un poil pubien qui ne dépasse (ce n’est pas du Courbet…; encore qu’il ne faille pas réduire ce dernier à “l’Origine du Monde”…)

-         De la chair ! De la chair, en veux-tu, en voilà… De la chair, partout… Et, pourtant, il ne s’agît pas ici de “partouze”… Des femmes, bien en chair, certes, qui se prélassent autour d’un “bain turc“, rien de plus; ce n’est pas un “bordel”, au sens où l’on l’entend, mais, un harem… Quel est donc notre “regard colonial” sur cette “débauche” à l’oriental, s’interroge-t-on…?

 

 Jean-Auguste-Dominique Ingres,                 Jean-Auguste-Dominique Ingres,
 Le Bain turc, 1867,                                     La Petite Baigneuse, Intérieur d’Harem, 1828,
 Huile sur toile, H. 1, 080 m ; L. 1,100 m       Huile sur toile, H. 0,350 M ; L. 0,270 m,
 Paris, Musée du Louvre                                Paris, Musée du Louvre.

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Sacrés farceurs, ces deux là…  Qui l’eut cru que ces charmantes demoiselles ne faisaient que “tapisserie”…

Et, pourtant, l’on sent bien l’introspection personnelle et individuelle dans le regard que l’on dirait intériorisé de chacune de ses femmes, l’on devine dans chacune d’entre elles sa part de mystérieux féminin, le secret de son exotisme propre… ; mais, comme le dit si bien Pierre-Olivier Douphis :

“Dans cette toile, Ingres joue sur la saturation : il n’est pas possible de convoiter toutes ces femmes, si bien que, puisqu’on ne peut les avoir toutes, on en a aucune. Le harem, qui fait tant rêver les hommes du XIXe siècle, leur fait voir tout ce qu’ils ne pourront jamais obtenir et jamais honorer. S’il s’offre à la vue, il est pourtant totalement inaccessible.”.[21]

 

Contrairement aux orientalistes qui représentent le harem comme un lieu plein de corps nus, les historiens turcs le décrivent plutôt comme une école de femmes. “Le plus important, explique l’historien Ilbay Ortayli, c’était de donner aux femmes une éducation de qualité et de s’assurer qu’elles pussent conclure un bon mariage [notamment avec des hauts fonctionnaires].”[22]

Le harem, fantasme des Occidentaux

“Peintres et écrivains européens ont donné du harem ottoman une image qui n’a pas grand-chose à voir avec la réalité. Loin d’avoir été une prison pour femmes lascives, affirment plusieurs auteurs turcs et arabes, il s’agissait plutôt d’une institution éducative”[23].

 

Alors, pour essayer de “pénétrer”[24] (si j’ose dire…) ce double mystère, je me mets à contempler cette scène à satiété – et bien au delà ! Jusqu’au point de la mettre en “fond d’écran” sur mon ordinateur, ce qui étire d’avantage l’image, produisant un effet presque grotesque de toute cette voluptueuse “débauche” de chair féminine dont Ingres nous a “gavés”… pour finir par m’arrêter sur un détail… détail qui m’avait presque échappé, au milieu de cette surabondance de chair fraîche, …une sorte de répit, comme après l’abus de la “bonne chère”…

Il était pourtant là, au premier plan, et en pleine lumière, comme un “tableau dans le tableau”, une nature morte[25] (au beau milieu de toutes ces “demoiselles”, bien vivantes, elles) – dans un style, pour le coup, plus proche du “Postimpressionnisme” à la Cézanne – ce petit plateau, ce joli petit service au décor si oriental, justement… avec sa minuscule tasse, dans laquelle se trouve, sans doute, la quintessence du  café…turc, bien entendu…

Pour Picasso, ce clin d’œil, en guise de nature morte[26], se fera au même endroit, mais sous forme de la “représentation iconique” d’un bol de fruits : un melon, une grappe de raisins, une poire et une pomme…  

Eureka ! Ce serait donc ça, cette fameuse “pêche”[27] que cache la foret…

Jutting out at the center of the bottom of the painting is a bowl of fruit – a melon, grapes, pear and apple.”[28]

 

Ingres : Bain turc (detail)        Picasso : Les Demoiselles d’Avignon  (detail)

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« You know, it’s just like being a peddler. You want two breasts? Well, here you are – two breasts…. We must see to it that the man looking at the picture has at hand everything he needs to paint a nude. If you really give him everything he needs—and the best—he’ll put everything where it belongs, with his own eyes. Each person will make for himself the kind of nude he wants, with the nude that I will have made for him ». - Pablo Picasso

Attribution: Pablo Picasso (1881–1973), Spanish artist. Vogue (New York, Nov. 1, 1956).

Pablo Picasso, Nu couché jouant avec un chat,

Mougins, 10, 11 mai 1964. Fondation Beyeler, Bâle © Succession Picasso, 2008

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 Citations :

 

- “Are we to paint what’s on the face, what’s inside the face, or what’s behind it?Pablo Picasso

 

- “Everything is a miracle. It is a miracle that one does not dissolve in one’s bath like a lump of sugar.” Pablo Picasso

 

- “One does a whole painting for one peach and people think just the opposite – that particular peach is but a detail.” Pablo Picasso

 

-  It takes a long time to become young.” Pablo Picasso

 

- “On devient jeune à soixante ans. Malheureusement, c’est trop tard.”   

[Pablo Picasso]

 

- “J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant.” Pablo Picasso

 

- “The people who make art their business are mostly impostors”.  Pablo Picasso

 

- “Often while reading a book one feels that the author would have preferred to paint rather than write; one can sense the pleasure he derives from describing a landscape or a person, as if he were painting what he is saying, because deep in his heart he would have preferred to use brushes and colors.” Pablo Picasso

 

- “I don’t believe in accidents. There are only encounters in history. There are no accidents.” Pablo Picasso

 

- “Youth has no age.” Pablo Picasso

 

- “Quand je n’ai pas de bleu, je mets du rouge.” Pablo Picasso

 


[1]La révolution Picasso, Mais qu’a donc peint Picasso ? – Maurice Ulrich (Editorialiste et critique des arts graphiques),  L’Humanité du 6 octobre 2008. ( http://www.humanite.fr/2008-10-06_Cultures_Mais-qu-a-donc-peint-Picasso).

 [2] “Picasso et les maîtres” , du 9 octobre 2008 au 2 février 2009 , Galeries nationales du Grand Palais, Paris. (www.rmn.fr) Picasso/”Delacroix : Femmes d’Alger” , du 9 octobre 2008 au 2 février 2009 , Musée du Louvre, Paris. (www.louvre.fr) “Picasso/Manet : Le Déjeuner sur l’herbe”, du 9 octobre 2008 au 2 février 2009, Musée d’Orsay, Paris. (www.musee-orsay.fr).

 [3] Les dessous des “Demoiselles”, Olivier Cena  - Télérama n° 3061.

 [4] … « Le nez de travers, dira-t-il lui-même à propos des Demoiselles d’Avignon, je l’ai fait exprès. J’ai fait de façon que les gens soient obligés de voir un nez. » Pablo Picasso.

 [5] La révolution Picasso, Mais qu’a donc peint Picasso ? – Maurice Ulrich, L’Humanité du 6 octobre 2008.

 [6]The Picasso Revolution: What Ever Did Picasso Paint? Translated  le 11 octobre 2008, par Isabelle Metral. (http://www.humaniteinenglish.com/article1040.html)

 [8] Le sujet aurait pu choquer : des prostituées d’une célèbre rue de Barcelone, la Carrer d’Aviny, c’est-à-dire «rue d’Avignon», d’où le nouveau titre succédant au « Bordel philosophique » initial. Mais là, c’est le traitement pictural, la manière même de l’artiste, son audacieuse «destruction» qui soulèvent des réactions passionnées.

Nom initial : le bordel d’Avignon.

 [9] A revolution in paint: 100 years of Picasso’s Demoiselles : John Molyneux (Posted: 2 July 07) copyright © International Socialism.

 [10] L’art militant au XIXe siècle, (http://pagesperso-orange.fr/c.brossard/petitbachelier2003/lartmilitant.htm)

 [11] La révolution Picasso, Mais qu’a donc peint Picasso ? – Maurice Ulrich, L’Humanité du 6 octobre 2008.

 [12]Robert Hughes, The Shock of the New, London, 1991, p.24.

 [13] idem

 [14] Anne Baldassari, Extrait de l’introduction au catalogue de l’exposition.

 [15] (Pablo Picasso, lettre à Giovanni Papini, publiée en 1952.)

 [16] The Picasso Revolution: What Ever Did Picasso Paint? Translated  le 11 octobre 2008, par Isabelle Metral.

 [18] Les dessous des “Demoiselles”, Olivier Cena  - Télérama n° 3061.

 [19] The Picasso Revolution : What Ever Did Picasso Paint ? – Translated samedi 11 octobre 2008, par Isabelle Metral, Humanité in English, (http://www.humaniteinenglish.com/article1040.html?var_mode=calcul).

 [20]Ingres, parfois, allongeait le col des odalisques. l’anatomiste doit protester, même s’il jouit du dessin. Chacun est dans sa fonction…”, Paul Valéry – la poésie depuis Baudelaire , de Henri Lemaitre.

 [21] Histoire de l’art, site de Pierre-Olivier Douphis, (http://www.geographis.ch/~podouphis/ingres.htm)

 [22] Le harem, fantasme des Occidentaux, (http://www.bleublancturc.com/Turqueries/harem.htm)

 [23] “Aksiyon”, Istanbul [Courrier International, n°616 du 22 au 28 août 2002], Osman Iridag.  

 [24] Lors de son séjour au Maroc, Delacroix avait été autorisé à pénétrer le harem de l’ancien Rais du dey d’Alger

 [26] une nature morte (fruits) au premier plan /

 [27] «One does a whole painting for one peach and people think just the opposite — that particular peach is but a detail.» Pablo Picasso

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Savannah

Savannah

          

                                   Gone with the Wind

                                                               Margaret Mitchell, (1900-1949)

 

Baptized in the sweet, indigenous vernacular of the Yamacraw

The melodious, primitive tongue of native Tomochichi

Chief witness to the coming of the tall wooden ships

And the arrogant conquest of Georgian civilization

 

On their board, aristocratic future dignitaries

Assessors of a land they would designate as theirs

Imposing the name of a distant, foreign monarch

Strange sophisticated contrast of European consonance

 

Other ships were soon to follow

Intrepidly navigating on the broad ocean

Charting new sea routes with compass and sextant

Braving the elements and other, illegitimate pirates

 

From their dark entrails they would deliver

Their proud cargo of cloth and tea and porcelain

Introducing other exotic merchandise,

The silk worm and the strong negro slave…

 

Ammunition in neat pyramids of iron cannonballs

Even the useless ballast of… English cobblestone

Were to influence the course of History

And the eventual birth of the Old South…

 

               Complacently colonial, quaintly Victorian in style

               Proud Bride of the ancient Confederacy

Her powdered, white bosom still secretly nourishes

Futile, nostalgic dreams of a long lost cause…

 

Storybook patriots enshrined in shady downtown squares,

Lend their aristocratic names to plotted, symmetrical streets

And sleepy, green parks with gushing fountains and bearded oaks

Her avenues lined with opulent, proud Victorian mansions

 

 

Elegant constructions of red brick or the local “grey”

Ornate balconies of sumptuously wrought iron

Boasting gardens of fragrant magnolia and jasmine

Domesticated negroes disguised in strict livery

 

Humble servants to her blond, patrician progeny

Today’s bankers or lawyers, doctors or dentists

They still reign as descendant Landlord and Master

Over splendid antebellum  plantations called Wormsloe or Beaulieu

    

Distinguished by an old, familiar southern accent

Consciously savouring long vowels in a slow, languorous “drawl”

In a last heroic effort to resist some long forgotten Enemy,  

Pretending to escape the ravages of Time and certain Decadence…

 

 

 

                                                     Edward Ashley LAMB

                                                     St. Julien-des-Points, FRANCE

                                                     Juillet 2007

 

 

 

 

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Welcome to Edward Ashley Lamb’s new weblog

Edward LAMB

Ne le 11 janvier 1949 à Jacksonville (Floride, U.S.A.) • Dishonorable Discharge (U.S. Coast Guard) ; naturalisation française • Éducateur, professeur d’anglais (« free lance ») • Marié, père de trois enfants • Ouvrage à paraître : « Running Scared : Memories of a young fugitive » (nouvelles).

Bon sang ne saurait mentir  

 

                                              Alea jacta est…

 

Le vieux Roi Laïos est mort.

Ci-gît le géniteur déchu ;

Indigne, sans doute, de sa noble progéniture,

Par la chair de sa chair se perpétra sa perte.

 

A l’Origine, le Ver est dans le fruit.

De ses entrailles corrompues est issu

L’instrument de l’antique Malédiction,

Condamné, malgré lui, à s’abreuver du sang ancestral.

              

Aveuglé par une multitude de Passions obscures,

L’enfant parricide, inconscient, s’exécute,

Obéissant, en cela, à son tragique Destin

Et l’omniscience de  l’Oracle.

 

Terrible Révélation devant laquelle la Raison vacille,

Victime, à son tour, de l’inexorable Fatalité,

Cette superbe Intelligence – l’arrogance des mortels –

Impuissante, soumise à l’arbitraire des Dieux jaloux.

 

Dérisoire Existence où l’enfant de l’Homme

Croit, par son crime, s’affranchir du Tyran,

Puis, se couche, inquiet, dans ce lit usurpé

Que lui envie déjà son jeune héritier…

 

 

 

                                 Edward Ashley LAMB

 

 

 

 

 

 

 

 

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